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La spécialité statistique appliquée d'ingénieur ou de Master d'Agrocampus, qu'en pensent nos étudiants ?
*Mathilde PHILIPPE *
*Mathilde PHILIPPE *Chargé d’étude
quantitative, STRATEGIR* Après avoir suivi pendant 2 ans
la spécialité statistique appliquée dans le
cadre de mon cursus INSFA, c’est tout naturellement que je me suis
dirigée vers le domaine de l’analyse sensorielle. Allier
chiffres, description de produits et innovation me paraissait être
le compromis optimal entre ma formation et mes attentes. Mon stage de fin d’études au
sein du service innovation/ sensoriel de la société
Diageo en Angleterre m’a permis de conforter mes goûts pour
la démarche de création d’un produit d’une part et
les analyses quantitatives d’autres part. Les données issues
de panels ou de consommateurs sont en effet porteuses d’une
information dense et inépuisable. Forte de cette expérience au
contact d’un panel d’experts, j’ai, dès la fin de mes
études, voulu m’orienter vers les études
consommateurs, études plus proches de la réalité
de consommation, tout en gardant « un pied » dans le
domaine sensoriel.
J’ai ainsi obtenu un poste de chargé
d’études quantitative au sein de l’institut d’étude
Stratégir. Passer du brouillard anglais au soleil bordelais
n’a pas été désagréable et je découvre
maintenant un autre aspect de l’analyse de données et du
marketing. Tests organoleptiques, test de produits, test de pack,
sniffs tests, étude shopper etc., autant de tests et
méthodologies qu’il faut maintenant découvrir et
maîtriser.
Au quotidien, le travail d’un chargé
d’étude, au-delà du travail de construction d’un
questionnaire (outil majeur de recueil de l’information
consommateur) et du travail interprétatif, consiste à
entretenir de bonnes relations avec les entreprises clientes.
Comprendre les attentes d’un client, ses objectifs, ses moyens et
ses problématiques n’est pas toujours chose facile et les
résultats d’une étude dépendent très
souvent de la manière dont celle-ci à été
conduite dès le début. Il ne faut pas, de plus, oublier
que les tableaux de chiffres, les résultats de tests de
significativité et les graphes font partie de notre quotidien
mais pas forcément de celui de nos clients ; il faut donc
parfois faire preuve d’adaptabilité et de patience pour
faire passer un message, un résultat, une conclusion ou une
recommandation.
Concernant la statistique à
proprement parler, autant dire que les habitudes prises à
l’INSFA de faire tourner les logiciels et les analyses vont vite se
perdre ici. Un service traitement de données étant
dédié à ce travail, le rôle du chargé
d’études est de construire les variables en fonction des
attentes études mais en aucun cas, ou très rarement, de
travailler lui-même sur le tableau de données brut …
frustrant souvent mais source d’homogénéité et
de productivité ! Sans compter que les écoles de
commerce, écoles très fortement représentées
dans le domaine des études, ne forment en aucun cas à
ce type de tâches !
Enfin le travail de chargé
d’étude en institut donne la possibilité de
découvrir, connaître et comprendre différent
marchés, alimentaires et autres. Les méthodologies
appliquées sont très souvent similaires mais les études
n’en sont pas moins toutes différentes. S’approcher au
plus prêt des attentes et perceptions des consommateurs offre
son lot de surprise et d’interrogations et s’inscrit de plus en
plus comme une étape incontournable dans la réussite du
lancement, de l’amélioration ou de la modification d’un
produit, d’un pack, d’une gamme ou d’une marque.
Formation pour le moment peu connue
dans le milieu des études, l’INSFA commence à se
faire sa place et de plus en plus d’instituts reconnaissent les
compétences des ingénieurs INSFA, notamment en termes
de proximité au produit, de connaissance en analyse de données
et de capacité d’interprétation. *En attendant que la
spécialité statistique de l’agro de Rennes ne
deviennent incontournable dans les instituts d’études, une
chose est sûre : il y a de la place pour l’innovation en
terme de méthodologie et d’analyse, reste maintenant à
convaincre les principaux acteurs des études marketing et leur
clients !*
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Cécile Paireau, ancienne étudiante de l'INSFA (promo
2005/2006)
Au moment de choisir l’option de dernière année à l’INSFA, je ne savais
pas quelle modalité donner aux différentes variables de ma vie
professionnelle notamment parce que plusieurs domaines
m’intéressaient : le marketing et l’analyse sensorielle. |
Alors j’ai choisi la spécialité statistiques parce
que c’est celle qui selon moi offre le domaine
expérimental le plus vaste et c’est aussi un excellent
complément à la formation agroalimentaire que l’on
a suivi les années précédentes.
Evidemment, il faut tout de même aimer les chiffres et
l’analyse des données avant de s’orienter dans cette
voie car on y manie des formules, des concepts mathématiques.
Mais les nombreux TD permettent de surmonter les difficultés et
de s’approprier les notions théoriques. Le TIRAC,
projet de groupe que l’on mène en autonomie, permet lui
aussi de mettre en pratique les enseignements et de
s’entraîner à répondre à des
problématiques industrielles. Nous avions choisi par exemple
d’étudier l’influence de la marque sur
l’appréciation de confitures.
La corrélation entre les compétences que l’on
acquiert en choisissant cette spécialité et les attentes
des entreprises est très forte !
C’est la combinaison originale entre mes connaissances de
l’agroalimentaire et des techniques statistiques utilisées
pour la réalisation d’études de marché (Plan
d’expériences, AFC, ACP, cartographie, traitement
d’enquêtes, analyse textuelle) qui m’a permis
d’être embauchée en tant que chargée
d’études quantitatives chez Stratégir.
Morgane
David, ancienne étudiante de l'INSFA (promo 2002/2003)

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La
spécialité « statistique appliquée »
a constitué pour moi à la fois une chance et un
privilège :
- Une
chance d’un point de vue personnel, puisque ne sachant vers quel
module m’orienter, cette spécialité fraîchement
créée concentrait presque avec indécence tous
les éléments nécessaires à
l’accomplissement de mes objectifs professionnels. |
Pragmatique,
technique et théorique, cette spécialisation innove et
n’a rien à envier aux formations longues en statistiques.
J’ai par ailleurs la certitude que cette formation ne peut être
que convoitée, à l’heure où le « Business
Intelligence » est devenu fondamental dans les
orientations stratégiques et marketing des entreprises et où
les doubles compétences (statistiques complétées
d’un autre background) sont des oiseaux rares sur le marché.
- Un
privilège : combien d’étudiants pouvaient se
targuer d’avoir un enseignant pour deux élèves ?
Un ordinateur par élève ? Au-delà d’un
enseignement de très haute qualité, les élèves
bénéficiaient également d’un réel
support des enseignants, autant pendant la période scolaire,
le projet de recherche, le stage ou encore dans la vie active.
Cela
fait aujourd’hui 4 ans que j’ai soutenu mon mémoire de fin
d’études. Et je suis vraiment heureuse d’avoir choisi de
suivre cette spécialisation. De fil en aiguille, je suis
aujourd’hui consultante spécialisée en SAS, dans le
domaine du Business Intelligence (Keyrus Belgium and Luxemburg) et
j’ai désormais l’opportunité d’intégrer
des équipes de secteurs industriels très différents.
Ces missions consistent à répondre aux demandes
« Business » des clients en transformant
celles-ci en informations synthétiques et facilement
interprétables afin d’orienter leurs décisions
stratégiques.
Gael, ancien étudiant de l'INSFA (promo 2005/2006)
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Depuis mon arrivée à l’INSFA en deuxième année, après un
IUT en génie biologique option Industries Alimentaires et Biologiques à Angers,
je désirais m’orienter vers la
Recherche et Développement (R&D). |
Pour le choix de la
spécialisation de fin de cursus, j’ai beaucoup hésité entre sciences des
aliments, au risque de revoir des matières étudiées à l’IUT, marketing,
intermédiaire privilégié de la R&D,
et statistiques appliquées. J’ai finalement préféré cette dernière dans
l’optique d’être capable d’obtenir le maximum d’informations en un nombre
minimum d’expériences, ce qui est souvent demandé à un ingénieur en
R&D !
Comme beaucoup j’appréhendais de ne faire que des
statistiques pendant un semestre, mais les méthodes enseignées sont diverses et
réellement appliquées aux besoins des futurs ingénieurs, et cette année est
passée comme les autres … trop vite !
J’ai pu ensuite appliquer toutes
ces connaissances dûment acquises lors mon stage de fin d’études au centre
R&D européen de Kraft Foods – café, ou j’ai ensuite été embauché en tant
que Sensory Scientist.
Inutile de préciser que la
maîtrise de l’outil statistique a été un réel atout pour mon embauche. Mes
cours mais également les travaux réalisés lors du TIRAC me servent d’ailleurs
régulièrement pour assister les projets de création de nouveaux produits.
Guilaine, ancienne étudiante de l'INSFA (promo 2005/2006)
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Bonjour,
Je m’appelle Guilaine, je suis une ancienne INSFA de la 12ème promotion (pas si
ancienne…je viens d’être diplômée, en 2006...).
J’ai choisi la spé stat à mon retour de stage 4A pour
plusieurs raisons :
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-J’avais beaucoup aimé les différents
cours de stat en 2A, 3A et 4A.
-Je revenais d’un stage à
l’étranger, où j’avais travaillé en analyse sensorielle, j’avais beaucoup
apprécié ce travail et j’étais persuadée de continuer dans cette direction.
-J’ai été convaincue par les
anciens de la spé qui disaient que la spé stat, plutôt que de nous enfermer
dans une matière spécifique que sont les stats, nous ouvrait plein de portes ( ils avaient raison !).
Pendant
la spé, évidemment, le travail est intensif, mais tellement intéressant !
En plus, le fait d’être un petit groupe permet de créer une bonne ambiance,
dans le travail et à côté.
Pour mon stage de fin d’études, je me suis finalement éloignée de l’analyse
sensorielle, pour me diriger vers les Etudes Marketing. J’ai effectué mon stage
au siège de McDonald’s France, dans le département Eudes, où j’ai pu gérer
différentes études (tests organoleptiques entre autres, mais aussi études
qualitatives). Mon profil d’ingénieur, avec une spécialisation en statistiques,
leur a beaucoup plu parce qu’il était différent des autres (souvent des
étudiants d’écoles de commerce…). Ma formation à l’INSFA m’a beaucoup aidée
pendant le stage, notamment grâce à toutes les méthodes de travail que j’ai
acquises pendant 5 ans : j’étais efficace rapidement !
Avant la fin de mon stage, j’ai trouvé un travail dans un institut d’études,
Repères, spécialisé dans les études ad hoc. Je vais particulièrement m’occuper
d’études quantitatives pour des entreprises agroalimentaires, telles que
Lactalis, Unilever, Danone… Pour trouver ce travail, mon profil original a
encore été un atout. La spé stat peut réellement être valorisée dans de
nombreux domaines, et entre autres les Etudes Marketing.
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Vanessa, ancienne étudiante de l'INSFA (promo 2005/2006)
J’ai décidé de finir mon
cursus INSFA par une spécialisation en statistiques appliquées dans la mesure
où j’étais très attirée par l’analyse sensorielle et que je souhaitais faire
mon stage de fin d’études dans ce domaine. |
Les cours suivis nous ont offert un aperçu des
différents aspects que referment les statistiques. Par rapport à mon projet
professionnel, ils m’ont permis de renforcer mes compétences en analyse de
données, de maîtriser un nouveau logiciel statistique (R, que j’utilise encore
aujourd’hui) ainsi que de cerner les problématiques et les enjeux de l’analyse
sensorielle. Les nombreux TD et exemples traités sont autant d’exercices qui
ont facilité l’intégration de toutes ces notions. Mais le plus bénéfique a été
sans aucun doute le TIRAC. Il m’a permis d’être confrontée à une vraie étude
d’analyse sensorielle et de prendre conscience des difficultés que l’on peut
rencontrer dans un tel projet. Grâce à ce cas pratique, j’ai été rapidement
opérationnelle dans le cadre de mon stage de fin d’études chez Givaudan.
J’ai
été embauchée à la suite de mon stage dans cette entreprise en tant que Sensory
Project Manager. Je suis responsable de l’organisation, de la réalisation, de
l’analyse ainsi que de la présentation des résultats de projets sensoriels. Je
travaille aussi bien sur des tests descriptifs que sur des tests consommateurs. Pour résumer, cette spécialisation en statistiques a vraiment été
bénéfique pour mon parcours. Elle m’a donné la possibilité d’approfondir mes
connaissances tout en apprenant à les maîtriser et à les appliquer à des cas
réels : il n’y a rien de mieux pour susciter l’intérêt des entreprises.
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